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Ma ville

Son histoire

Localisation

Au coeur du haut bugey

Arbent est une ville de 3 486 habitants, située dans le Haut-Bugey, à l’extrême nord du département de l’Ain, aux confins du Parc Naturel du Haut-Jura, au débouché des Gorges du Merdançon (affluent de la Bienne).

Son altitude est de 535 m et elle culmine à 1101 m au Mont de la Chaux.

La commune s’étend sur 2349 hectares, dont 1800 hectares de forêt de sapins, d’épicéas et feuillus, une de ses richesses.

Elle regroupe deux agglomérations :

  • celle d’Arbent, lieu d'implantation de la mairie, limitrophe du département du Jura,
  • et Marchon, hameau situé au pied du Macretet.
Arbent

Un peu d'histoire...

Étymologie du nom

Arbencum - Arbentum - Albens - Albentum : viendrait du celtique et signifierait «champ de neige», «champ planté d’arbres», ou «environnement de montagnes».

Toutes ces graphies anciennes peuvent convenir à Arbent.

Pour la première fois, le nom de Marchon est cité en l'an 800, celui d’Arbent (aussi écrit Arban, Arbant, Arbens) figure dans une charte de 1120, lorsque Hugues, baron de Thoire signe un traité avec Bernard de Chatillon ; parmi les témoins : Guy d’Arbent.

C'est en 1801 que l'orthographe actuelle est adoptée.

D'hier...

Née au 12e siècle, ainsi que son hameau Marchon, la seigneurie d’Arbent a appartenu aux comtes de Bourgogne et aux sires de Thoire et Villars, qui en firent bâtir le château fort en 1300.

Humbert V nomma au fief d’Arbent, Henri de Chatard dont la fille Pétronille épousa en 1330 Pierre Aleman.
Ils avaient pour blason : de sable, au lion d’argent couronné et armé de gueules.

En 1414 le dernier Thoire et Villars vendit ses terres à Amédée de Savoie, Arbent fut annexé à la Savoie. En date du 17 mai 1420 furent établis des titres de délimitations des communautés d’Arbent, d’Oyonnax et Bellignat.

Autrefois capitale de la tournerie, elle est traversée par le Merdançon, ruisseau qui alimentait cette activité.

à aujourd’hui ...

Arbent est un petite ville de 3 486 habitants, située dans le Haut-Bugey aux confins du Parc Naturel du Haut-Jura, à 535 m d’altitude, s’étend sur 2349 hectares, dont 1000 hectares de forêt de sapins, d’épicéas et feuillus, une de ses richesses. elle abrite d’importantes zones artisanales et industrielles de la « Plastics Vallée » très bien desservies par l’Autoroute A404.

Arbent, dans son cadre de verdure, offre des équipements importants à ses habitants : Centre Social et Culturel « Les Epicéas », Espace Loisirs, Espace Sportif Maurice Nicod, ainsi que quatre écoles et un collège.
De très nombreuses associations, sportives, culturelles et de loisirs l’animent tout au long de l’année.

Aussi, il fait bon vivre à Arbent !

Le blason

D’or à un gousset alésé d’argent soutenu d’un compas à branches courbes renversé de sable, et à deux couteaux d’argent emmanchés de gueules passés en sautoir, liés d’or, brochant sur le tout.

Ce blason symbolise l’activité des tourneurs qui ont fait l’histoire de la ville : le ciseau et la gouge, le compas et le roquet.

  • Le compas: instrument de mesure
  • La pleine ou plane: ciseau à bois
  • La gouge: outil permettant de dégrossir la pièce à travailler
  • Le roquet: petite bobine pour les soyeux
Blason de la ville d'Arbent dans l'Ain

Lieux et monuments

  • Chapelle Saint-Oyen de Marchon

    Chapelle Saint-Oyen de Marchon

    La chapelle de Marchon ou chapelle Saint-Oyen fut d'abord une simple chapelle rurale, du XIIème ou XIIème siècle.

    Elle est située au cœur du hameau de Marchon, elle fut agrandie par les habitants vers 1739, elle leur évitait ainsi d’aller à la messe au Moustier quand les eaux du marais étaient hautes. 

    Au sud du bourg, derrière le cimetière, se trouvent les ruines d’un vieux monastère. Le moustier, dans un cercle presque parfait, au milieu du marais d’antan, est l’emplacement de l’ancien monastère bénédictin, désuni de l’abbaye d’Ambronay en 1632.

    La chapelle de Marchon n'accueille plus aujourd'hui les cérémonie religieuses, celles-ci ayant lieu à l'église d'Arbent, on y écoute parfois des chorales et des expositions y sont organisées.

  • Eglise Saint-Laurent d'Arbent

    Eglise Saint-Laurent d’Arbent

    Entre 1356 et 1365, sous le châtelain Pierre de Chatard, est construite la première chapelle d’Arbent, sous le vocable de Notre-Dame.

    C’est l’origine de l’église actuelle. L’église Saint-Laurent a été construite à la fin du XVème siècle par les seigneurs Aleman qui avaient succédé aux Thoire et Villars en 1398.

    L'église Saint-Laurent a été plusieurs fois détruite ou incendiée et reconstruite; sa dernière restauration date de 1981.

    Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le7 juin 1988.

  • La fresque d'arbent

    La fresque

    La mairie, désireuse de mettre en avant ses personnalités, a décidé de l’illustrer par une peinture murale. 

    Ce trompe-l’œil montre une tournerie (spécialité de la région) avec le propriétaire derrière sa scie à bande. On trouve aussi une librairie papeterie avec ses photos anciennes. 


    Les personnalités : 

    • en haut à gauche assis : Sylvain Curinier : médaille d’argent en Kayak aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. 
    • au milieu : les frères Grosfilex (fondateur d’une tournerie de renom spécialisée dans le plastique de nos jours). De gauche à droite : François, Auguste, Jean. 
    • en haut à droite : le général Andréa (une rue porte son nom dans la ville).
    • Liliane Maissiat : Ancienne maire de la commune qui monte les escalier. 
    • Catherine Pongin : dans l’escalier qui collectionne les titres du sport à la marche. 
    • Marcel Gaget : assis dans l’escalier, le plus jeune maire de France, mort prématurément d’une leucémie à moins de trente ans. 
    • Maurice Nicod : descendant l’escalier, ancien maire d’Arbent, qui a fortement contribué à faire prospérer la commune. 
    • Yves Chagny : champion de France de cyclisme. 

    Conception et Réalisation : Alain Locatelli et Camille Semelet. 
    Date de réalisation : juin 2010 
    Surface : 100m² 
    Photographe : Alain Locatelli 

  • Les lavoirs de Marchon

    Les lavoirs

    Le lavoir de Marchon date de 1892, il fut utilisé jusque dans les années 1970, il est remarquable de par sa charpente mortaisée et chevillée.

  • Les fontaines du merdançon

    Les fontaines

    Témoins d'un passé agricole, là où les animaux venaient s'abreuver, les fontaines sont aujourd'hui un élément décoratif dans la commune. 

La fôret

Superficie et constitution

D’une superficie de 1 050 Ha relevant du régime forestier ONF, notre forêt est très hétérogène.Elle est composée de stations forestières très différentes.

L’importance du calcaire donne des sols durs, superficiels, très filtrants, souvent fissurés et généralement avec une très faible rétention d’eau.

Son altitude varie de 460 à 1 100 mètres avec une moyenne de 750 mètres. Or il faut savoir qu’aujourd’hui l’épicéa est préconisé seulement à partir de 900 mètres sauf cas particuliers de bonne exposition.

Comme toutes les forêts de montagne la pente y joue un rôle très contraignant pour 20% des surfaces d’où des difficultés d’exploitation.

Forêt d'Arbent

Un potentiel forestier pas homogène

  • 25% des surfaces sont très bonnes
  • 30% des surfaces sont très moyennes (exemple : Golet de Chatel)
  • 45% des surfaces sont peu favorables à la production forestière (surface entre le chemin du Bois de Ban et le Fullus)

Le sapin pectine 28% y devance l’épicéas 16%, les chênes sessiles et pubescents 16%, le hêtre 8% et les autres feuillus.

Récolte et Action

Notre récolte annuelle moyenne de résineux devrait être d’environ 3 600 m3 d’après le plan d’aménagement forestier de l’ONF mais une grave attaque de « bostrich » en 2005 nous a obligé à des coupes d’un volume très supérieur.

Notre but aujourd’hui est de laisser aux générations futures une forêt bien exploitée avec un équilibre des âges, des essences, des peuplements enfin un patrimoine encore plus conséquent avec un rôle social plus développé.

Notre action doit comporter plusieurs axes :

  • l’aménagement forestier normal doit être continué (régénération, jardinage etc….)
  • l’exploitation des taillis doit être intensifiée depuis la quasi disparition des affouagistes et la replantation doit être conséquente
  • l’amélioration des dessertes doit se poursuivre
  • l’affirmation du rôle social pour la détente et la promenade ne doit pas être oubliée
  • enfin la mise en valeur du bois énergie peut être un moyen notamment financier pour réaliser ce programme plein d’ambition